Depuis des mois, un discours s’impose comme une évidence : les Français réclameraient massivement la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. L’audiovisuel public en fait une cause acquise, et certains élus une urgence nationale. Mais qui peut sérieusement croire que les Français, inquiets pour leur avenir, attendent du pouvoir qu’il priorise la mort administrée ?
Le débat est verrouillé. Les médias publics, financés par nos impôts, servent de caisse de résonance à un militantisme pro-euthanasie sans pluralisme. Les émissions se ressemblent toutes : mêmes intervenants, mêmes chiffres, mêmes récits. L’absence est criante de voix des médecins palliatifs, des soignants de terrain, des familles qui accompagnent.
Ce qui devrait nous alerter, ce n’est pas la noblesse apparente des intentions, mais l’unanimisme fabriqué qui entoure ce narratif. L’histoire nous l’enseigne : les dérives les plus graves naissent parfois de l’obéissance collective à l’air du temps.
Même des personnalités censées garantes de neutralité institutionnelle prennent position publiquement, comme Alain Juppé, membre du Conseil constitutionnel, donnant une quasi consigne de vote aux parlementaires. Le député Falorni, rapporteur de la loi appartient lui-même au comité d’honneur d’un lobby militant pour la « mise à mort à la demande ».
Le 2 novembre, jour de mémoire des défunts pour des millions de Français catholiques, a été récupéré par l’ADMD, principal lobby pro-euthanasie, qui n’a pas hésité à en faire « sa journée de mobilisation ». Cette appropriation d’une date symbolique de recueillement pour en faire un outil militant illustre la stratégie à l’œuvre : occuper tout l’espace, jusqu’à instrumentaliser nos jours de deuil et de prière.
Les enquêtes sérieuses le confirment : la fin de vie n’est pas une priorité pour les Français. Leur angoisse n’est pas de « choisir leur mort », mais de ne pas être soignés correctement. Les files d’attente aux urgences, les déserts médicaux, l’absence cruelle de places en soins palliatifs — voilà les vraies détresses.
La légalisation de l’euthanasie ne répond à aucune attente populaire profonde. L’interdit de tuer est une protection pour tous.
Sous couvert de « liberté individuelle », c’est une politique d’abandon qui se profile : celle qui conduira les plus fragiles à demander la mort pour ne pas « être un fardeau ». Ce sont les personnes isolées, les malades chroniques, les personnes handicapées, les plus modestes qui en seront les premières victimes.
Nous refusons :
Nous demandons :
Nous demandons au gouvernement et au Parlement de renoncer à cette loi qui ne sauvera personne mais fera mourir l’idée même du soin et de la fraternité.